La fiscalité est un principe adopté dans tous les pays du monde. Cependant, certains plus que d’autres, mettent en place des modèles assez rigoureux.

Dans le cas de la France, les dernières statistiques ont montré que la première place vient d’être accordée à l’Hexagone en matière de prélèvement fiscal. Cette nouvelle position risque d’encourager l’optimisation fiscale aussi bien sur le plan national qu’international.

Un score qui fait pâlir plus d’un

Pour évaluer le palmarès de la France dans le domaine fiscal, il faut remonter jusqu’en 2006, bien avant la crise. Les statistiques de cette année affirment que le pays avait déjà réussi à rattraper la Belgique et le Danemark.

En 2016, l’Hexagone est passé en tête de liste avec un taux de recettes fiscales de 47,6 % du PIB. Les chiffres d’Eurostat sont assez clairs. La France a atteint un niveau record et devance largement ses éternels challengers (un indice avoisinant les 46 % pour le Danemark et 44 % pour la Belgique).

Cette réalité ne fait qu’exacerber la crainte des citoyens qu’ils soient particuliers, investisseurs ou entrepreneurs. L’optimisation fiscale a encore de beaux jours devant elle. Entre les dispositifs pour réduire les charges ou pour en être exonéré, la forte croissance de l’offshore, et bien d’autres idées astucieuses, chacun fait de son mieux pour limiter les impacts trop pesants des impôts et des taxes.

Comment l’Hexagone a-t-elle fait pour en arriver là?

Si l’optimisation fiscale est directement la solution la plus prisée par les Français, il est quand même utile de comprendre les raisons qui ont mis leur pays dans cette position assez troublante. Selon les analystes, c’est surtout le poids des cotisations qui pénalise le système français. Ce qui est tout à fait compréhensible avec un taux qui avoisine les 18,8 %.

La pression fiscale sur les entreprises arrive en deuxième place. On estime qu’elle est exclusivement forte dans l’Hexagone et même que le niveau actuel (27 %) est deux fois plus grand que celui de l’Allemagne.