Ces dix dernières années, l’immobilier en Chine accuse une flambée des prix. Les appartements dans les grandes villes chinoises sont pratiquement hors de prix. La valeur de vente d’un bâtiment est estimée d’une manière parfois exagérée, par les propriétaires. Cette saturation du marché de l’immobilier en Chine pourrait dissuader plus d’un investisseur. Cependant, l’État chinois prévoirait des solutions pour tempérer la situation et encourager ainsi le développement de ce secteur.
Un marché immobilier fortement saturé
Le secteur de la construction immobilière en Chine a été la scène d’une croissance démesurée depuis quelques années maintenant. En effet, la course à l’édification de bâtiments neufs s’est déroulée à un rythme fou. Ce qui a entrainé également une augmentation significative des prix de vente. Or cette tendance n’a engendré qu’une gelée des transactions immobilières, puisque l’offre submerge la demande tant au niveau de la quantité que du prix. Cette situation a complètement plombé le business Chine dans la section de l’immobilier.
Une augmentation continue des prix
Au mois de mai 2016, le prix des biens immobiliers a connu sa plus forte hausse en l’espace de ces deux dernières années. Selon une étude effectuée par le China Index Academy ou CIA, la valeur du m² a atteint les 1 590 €, ce qui équivaut à 11 662 yuans. Le secteur a pourtant enregistré une légère baisse des transactions, pour un temps, à cause du surnombre des appartements vides dans les grandes agglomérations chinoises. Les prix ont toutefois subi une nette augmentation, notamment depuis le premier trimestre de cette année, grâce à des mesures facilitatrices, instaurées par le gouvernement chinois. Cet accroissement a été de 30 % à Shanghai, contre 63 % à Shenzen.
Coup de pouce en faveur du secteur immobilier
En vue de relancer le secteur immobilier chinois qui représente un des piliers centraux de l’économie de la Chine, le gouvernement a entrepris des démarches importantes. L’État a engagé une réduction considérable des taxes liées à l’acquisition de biens immobiliers. Ce qui a grandement encouragé les achats dans le domaine.
De plus, le People’s Bank Of China (PBOC) qui est la banque centrale chinoise a décidé d’alléger le dépôt minimal pour l’obtention d’un prêt contracté visant l’acquisition d’un premier logement. Le niveau exigé pour l’apport a été réduit à 20 % contre 25 % auparavant.
Des mesures restrictives sur les investissements immobiliers
Malgré la lueur d’espoir révélée par le regain d’énergie du domaine de l’immobilier en Chine, les experts eux ne sont pas tout à fait optimistes. En effet, la surcharge du nombre d’appartements invendus pèse de plus en plus lourd sur le secteur. Le gouvernement a donc redoublé d’efforts pour éviter une nouvelle bulle immobilière. La PBOC a ainsi imposé des restrictions au sujet de l’apport sur l’octroi de prêt en matière d’achat de bien immobilier.
En effet, le prêt en question ne pourra pas être obtenu si l’argent est emprunté par le biais des firmes de crédits en ligne. Le gouvernement a également limité les transactions immobilières pour les non-résidents. Ce qui freinera considérablement les investissements étrangers. Ces dispositions contribueront certainement à la réduction des prix de l’immobilier dans les grandes localités chinoises.
