Vous avez constitué un bon apport personnel, et venez de demander à votre banque un crédit immobilier. Seulement, au cours de votre entretien, le conseiller vous propose de souscrire une assurance habitation auprès de l’établissement bancaire. Comment faire pour ne pas voir diminuer vos chances d’obtenir un taux préférentiel tout en choisissant la meilleure formule ?
Le rôle de l’assurance habitation dans la négociation
Vous auriez peut-être préféré choisir vous-même votre propre formule, comme par exemple l’assurance habitation chez MAAF. Cependant, l’octroi d’un crédit immobilier est l’occasion pour les agences de proposer leur propre prestation.
Rassurez-vous, il ne s’agit pas d’un élément indispensable à l’obtention de votre emprunt. Cela signifie que si vous refusez la proposition de votre interlocuteur, vous serez toujours en mesure de financer votre projet. Néanmoins, cela peut avoir un vrai impact sur l’estimation du taux d’intérêt qui vous sera appliqué.
Par rapport à un CDI par exemple, l’influence de votre choix n’est bien sûr pas comparable. Si vous ne percevez pas de revenus stables et réguliers, vous verrez systématiquement grimper les taux d’intérêt. En revanche, refuser la proposition d’assurance habitation de votre banque n’aura pas une conséquence aussi importante. Mais le mieux est peut-être encore de ne pas subir la moindre répercussion.
Pourquoi cela a-t-il été rendu possible ?
Si les banques choisissent de mettre en avant leurs prestations dans le cadre d’un crédit immobilier, c’est pour diversifier leurs offres. Il est plus difficile à un client de quitter l’agence une fois qu’il est lié à celle-ci par de multiples contrats. Pour changer d’enseigne, il devra résilier une à une toutes les offres auxquelles il aura souscrit depuis son enregistrement.
Paradoxalement, c’est la simplification du changement d’assureur qui a bénéficié aux établissements bancaires. La loi Hamon, en 2015, les a poussées à s’engouffrer dans la brèche. Comme il est désormais plus facile de résilier un contrat (visitez ce lien pour plus d’informations), il est aussi plus aisé pour les banquiers de proposer leurs produits et d’inciter au changement. Et un client qui accepte se retrouve plus intimement lié à son agence.
D’autre part, les taux d’intérêt historiques atteints en 2016 ont multiplié les occasions d’emprunt ou de rachat de crédit. Les banques ont donc désormais davantage de contact avec leurs clients. Ils profitent des négociations ou renégociations pour mettre en avant leurs prestations.
Comment faire pour choisir la meilleure formule sans impacter votre emprunt ?
Mais la loi Hamon permet aussi de contrecarrer ce problème. En effet, ce qui permet aux banques de diversifier leurs prestations permet aussi à leur clientèle de bénéficier d’une mobilité régulière. C’est pourquoi vous pouvez délibérément choisir d’accepter la formule proposée par votre agence. Une fois la première année écoulée, il ne vous restera plus qu’à changer d’assureur pour celui de votre choix.
D’autant que pour faire face à la concurrence bancaire, les organismes assureurs ont développé de nouveaux moyens pour conserver leurs clients, ou en attirer de nouveaux. Les offres de fidélisation sont plus nombreuses, et l’accent est mis sur la montée en gamme des services proposés. En parallèle, la qualité des prestations bancaires ne cesse de s’améliorer !
C’est pourquoi vous avez désormais l’opportunité de faire jour la concurrence à tous les niveaux. Pour faire le meilleur choix possible, concentrez-vous évidemment sur le montant de la prime d’assurance habitation. Notez que les tarifs subissent une tendance générale à la hausse : en 2016, ils ont en moyenne augmenté de 2,5%, un dynamique qui s’inverse pas en 2017 (cliquez ici pour en savoir plus). Il importe donc que vous fassiez votre choix avec précaution.